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LES JOURNÉES FORMATION

DEVENIR-CONSCIENT ET INCONSCIENT. Clinique du Réveil

Par :
Paul-Laurent ASSOUN

L’accent est naturellement  mis sur l’inconscient, en psychanalyse.. mais qu’en est il du conscient? Freud a toujours insisté sur l’importance de la « conscience », sans lequel  l’inconscient est inaccessible. Devenir conscient est en un sens aussi énigmatique que l’inconscient.

D’où le problème théorique : par quel processus topique de l’appareil psychique s’accomplit le passage au système « préconscient-conscient » ? Paradoxalement c’est depuis que l’inconscient a été pensé que la conscience peut et doit être redécouverte. Que se passe-t-il pour le sujet quand il devient conscient de quelque jusque là occulté  et que « la lumière se fait » pour lui? Comment situer les formations inconscientes,  du rêve au symptôme, par rapport à l’événement du réveil ? Le trauma lui même peut être un réveil, mais aussi un simple lapsus.

On présentera donc une clinique du  devenir-conscient : clinique du réveil qui implique le corps propre. On l’éclairera au moyen d’une métapsychologie de la représentation consciente supposant la verbalisation de la chose. « Là où  ça était, le moi doit advenir » : il s’agit de réexaminer cette  célèbre formule freudienne de ce point de vue du réveil  comme réel. Comment le moi peut il  advenir à sa vérité pulsionnelle ? Quel est le rôle du surmoi dans le devenir-conscient ?En quoi consiste le moment du réveil, quotidien et sous toutes ses formes, révélateur du sujet dans son rapport au monde et à l’autre ? En quoi consistent finalement les moments de réveil, séance tenante, dans la cure analytique?

 

P.-L. Assoun, La métapsychologie, PUF, « Quadrige », 2013.

FAIRE UN DIAGNOSTIC, est-ce bien nécessaire?

Par :
Gérard BONNET
Le diagnostic est nécessaire pour se situer dans la théorie et la pratique analytique.
Comme instrument de compréhension d'abord : depuis Freud, les écrits psychanalytiques utilisent constamment des termes empruntés à la clinique, -hystérie, paranoïa,etc. - et il est nécessaire de savoir à quoi ils correspondent car ils n'ont pasle même sens en médecine et en psychanalyse.
C'est aussi un préalable à la pratique : on peut difficilement engager une cure ou une psychothérapie sans avoir une idée de la symptomatologie dominante du demandeur.L'aménagement du contrat et du cadre varient considérablement selon la personne.
Le diagnostic est aussi un instrument d'écoute, il facilite le décodage du discours, l'élaboration des interprétations et la conduite à tenir en certaines circonstances.
 
Gérard Bonnet, Psychanalyste (APF), Directeur de l'EPCI, a notamment écrit Symptôme et conversion, et Plaisir et jouissance, où il démontre largement l'intérêt du diagnostic.

LE MENSONGE A L'EPREUVE DE LA PSYCHANALYSE. Clinique de la mythomanie

Par :
Paul-Laurent ASSOUN

Le mensonge est une dimension du sujet. Mais qu’est-ce au juste que mentir ? Mentir c’est affirmer, dire pour vrai ce qu'on sait être faux, nier quelque chose de vrai. Mais le sujet du mensonge se révèle divisé par rapport à sa vérité.Quels sont les ressorts de cet acte-symptôme du sujet qui consiste à déguiser ou maquiller la vérité ?Le mentir est paradoxalement un moment du rapport du sujet à sa vérité. En bref, le mensonge dit la vérité sur le menteur.

Cela mérite donc un examen clinique et métapsychologique de cet acte psychique et social. Tout commence avec  les  mensonges d’enfants. L’enfant, si lié aux parents, a l’impression  à l’origine que toutes ses pensées leur sont accessibles, jusqu’au moment où il commet son premier mensonge.  Mentir est en ce sens le premier acte du sujet,  destiné à se protéger de cet envahissement par l’Autre et cesser d’être transparent. La névrose commence avec « le premier mensonge » (proton pseudon) consécutif à la scène originaire). Certains sujets  sont incapables de mentir, ce qui mérite l’examen, tandis que d’autres font de leur vie un mensonge chronique. Les mensonges des filles  et le goût du secret  peuvent être un moment décisif de la relation au père. Enfin le fantasme n’est-il pas un voilement, forme d’illusion qui rend possible la rencontre périodique de la vérité de son désir ? Cela ouvre une clinique du secret et de la « mythomanie »., permettant d’éclairer les « doubles vies » et les adultères, qui pourraient bien déboucher  sur un double mensonge. Ce qui se dessine est  donc une clinique de la mythomanie.   Le sujet ne peut mentir de façon efficace que s’il se met à  se leurrer lui-même., ce qui revient à un « mentir-vrai ». 

 

P.-L. Assoun, L’énigme conjugale. Psychanalyse du mariage, PUF,2018

CLINIQUE DE LA HONTE. Sexuel et lien social

Par :
Paul-Laurent ASSOUN

La honte est un affect cuisant qui saisit le sujet et lui fait « perdre la face ».

Symptôme du lien social, elle comporte un enjeu foncièrement sexuel, de mise à nu physique et morale du sujet, liée à la culpabilité mais dont il faut la distinguer.

L’émergence de la honte est le signe de l’entrée de l’enfant dans le lien social, la pudeur apparaissant comme une « formation réactionnelle » contre les motions pulsionnelles.

Cela pose la question spéculaire de la nudité et de la découverte de la différence sexuelle entre garçons et filles, donc de l’intimité fantasmatique dévoilée.

Une clinique de la honte se déploie des phobies aux somatisations, comme l’atteste la peur panique de rougir en situation sociale (éreutophobie). La honte est le prototype de « l’angoisse sociale ». Elle révèle l’angoisse que l’homme a de son corps et mène à la « honte de vivre » (Lacan) qui va bien au-delà de la convention. Le pervers exploite la honte de l’autre pour organiser la transgression par l’excitation. Enfin se profile la honte pour l’autre, celle que l’autre ne sait pas éprouver….

P.-L. Assoun, Le préjudice et l’idéal, L’excitation et ses destins, PUF ; Corps et

symptôme, L’angoisse, Economica/Anthropos

LES PSYCHOSES. Abord psychanalytique

Par :
Benjamin ABDESSADOK

L'approche clinique, la psychothérapie des psychoses est un vaste domaine de recherches et de confrontations  à la clinique avant même toute théorisation. Si la théorisation est indispensable pour poser toute perspective thérapeutique, elle est aussi centrale pour penser le fonctionnement psychique d'une manière générale

Ainsi, partant des problématiques issues de la clinique :crise inaugurale, décompensation , installation dans une production délirante , délire à bas bruit...etc , place du corps ,jusqu' à l' installation dans une chronicité parfois asilaire, l' enjeu sera de penser l' échec de la constitution de la subjectivité , et des symbolisations . Pour cela , nous confronterons les apports théoriques de Freud ,M.Klein D. Winnicott , J.Lacan ,P. Aulagnier ,G. Benedetti  ....aux différents possibilités de prise en charge : psychothérapie duelle , familiale ,psychothérapie institutionnelle .

LES PASSAGES À L'ACTE. Clinique et théorie

Par :
Paul-Laurent ASSOUN

La notion pénale de « passage à l’acte », est devenue une catégorie psychopathologique. Il s’agit donc de clarifier ce point en centrant la question sur l’acte- symptôme. Dans quelle mesure un acte peut il avoir valeur de symptôme? Comment reconnaître la signification inconsciente d’un acte, quel qu’il soit ? Cela oblige à questionner le lien entre acte-symptôme et angoisse. Comme s’opère le passage du fantasme à l’acte, faut il y voir un accomplissement ou un échec du fantasme ? Cela pose la question de l’acte délinquant ou criminel et de son statut inconscient. Le passage à l’acte est ce symptôme destiné à être interprété, mise en acte du sujet. Cela pose enfin La question de l’acting out, c’est-à-dire des actes-symptômes survenant au cours de L’analyse et de leur lien au transfert .

 

P,-L. Assoun, L’angoisse, Le transfert, Economica/Anthropos

LES AUTEURS ANGLAIS: WINNICOTT, BION, MELZLER

Par :
Catherine WIEDER

Première intervention : une perspective HISTORIQUE autour des auteurs psychanalystes britanniques : en effet WINNICOTT, BION, MELZER et MILNER permettent d’interroger les présupposés théoriques des pratiques actuelles de thérapies d’inspiration psychanalytique et leurs présupposés théoriques susceptibles de servir de CADRE à nos intentions de soin psychique et de symbolisation.

 

Deuxième intervention : Grâce une approche toujours PRATIQUE (cas cliniques), j’interrogerai les effets concrets d’une théorisation de la transitionnalité et du medium malléable. C’est par cet engagement sur le terrain de pratiques cliniques spécifiques particulièrement efficientes pour des patients qui ne relèvent pas d’un cadre psychanalytique classique, que la psychanalyste anglo-saxonne que je suis essaye de montrer sa force et la fécondité toujours renouvelée.

 

Catherine WIEDER

MCF Honoraire des Universités,

Psychanalyste

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Parcours, écrits et interventions de 1968 à nos jours de G. BONNET

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