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LES JOURNÉES FORMATION

ANOREXIE ET BOULIMIE

Par :
Benjamin ABDESSADOK

ANOREXIE et BOULIMIE

Les troubles du comportement alimentaires

 

Les troubles du comportement alimentaire se rattachent à bien des égards aux conduites de dépendances, tant par leur expression que par les conflits psychiques sous jacents. Souvent de type border-line, ces pathologies révèlent des défaillances du maternel dans l' investissement du corps érotique de l'enfant, des vécus dépressifs maternels, des difficultés d'élaboration du lien à l'autre, souvent associées à un vécu d' emprise.

Ces différents aspects seront abordés à partir d’études cliniques, en tenant compte de la prise en charge analytique des situations correspondantes. On abordera la question du cadre, sa fonction transitionnelle, comment il est possible d'inscrire les émotions dans des représentations psychiques et de les symboliser. Une attention particulière sera portée au rôle des relations familiales et à la prise en charge de ces pathologies dans les institutions.

 

Benjamin ABDESSADOK psychanalyste (SPF), membre de la Société de Psychanalyse Freudienne et du Conseil d’Administration de l’E.P.C.I.

FAIRE UNE ANALYSE

Par :
Paul-Laurent ASSOUN

FAIRE UNE ANALYSE

ACTE PSYCHANALYTIQUE ET INCONSCIENT

Qu’est-ce que « faire » une  psychanalyse ? S’il n’y a pas de « cure-standard », aucune cure analytique ne ressemblannt à une autre, convoquant une expérience absolument singulière, un examen de la situation psychanalytique en révèle les opérateurs. Le « traitement psychique » s’est édifié en se dégageant de l’hypnose et de la  méthode cathartique, avant d’intégrer l’hypothèse de l’inconscient qui en bouleverse la conception.

On articulera donc les questions cruciales de l’acte et de l’expérience analytiques :

Qu’en est-il de la dimension du langage et de l’écoute ? Que signifie la règle de libre association du côté de l’analysant, la règle de « l’attention librement flottante » du côté de l’analyste ? 

Comment la remémoration se met-elle en place, en résonance à la répétition des traumas infantiles, ?

En quoi l’analyse,   comme  « interprétation », s’est-elle spécifiée comme « analyse des résistances » et « construction »  ?

Quel est le rôle du transfert sur l’analyste dans la cure, au point que d’obstacle, il en devienne le levier,  voire la définition ?

Dans quelle mesure peut-on parler d’une « fin de l’analyse », que vaut la notion de « guérison », comment comprendre la « réaction thérapeutique » négative » ?

On s’appuiera à cette fin sur la genèse de la « technique psychanalytique » freudienne pour en restituer la dynamique, en référence aux grands cas cliniques et  afin de la situer en sa spécificité et son actualité.

 

S.Freud, Ecrits de technique psychanalytique ; P._-L. Assoun, Psychanalyse, PUF, Quadrige,2007 (contient une bibliographie dans la partie sur la technique psychanalytique).

 

Paul-Laurent Assoun, professeur à l’Université Paris-7, psychanalyste,  directeur de recherche membre du CRPMS et de l’Ecole doctorale « Psychanalyse et psychopathologie »

LE STRESS, un état limite actuel

Par :
Gérard BONNET

Freud propose l’adjectif « actuel » pour désigner les troubles psychiques provoqués par des blocages survenant dans la réalité. C’est pourquoi j’appelle état limite actuel, l’état résultant d’un choc permanent entre le psychisme individuel et l’exigence collective du lieu et du moment. C’est le cas pour les personnes souffrant de « la tyrannie du paraître », de « la tyrannie de l’information » de la consommation, etc.

Le stress fait partie de ces états limites, il résulte du choc entre l’économie psychique d’un sujet et la demande sociale à laquelle il est confronté et à laquelle il ne peut ou ne veut pas se dérober. Il s’agit donc plus précisément d’une « tyrannie de la performance ».

On verra les facteurs internes et externes qui contribuent à créer cette situation pathogène et comment l’analyse peut contribuer à en libérer.

 

Gérard Bonnet est psychanalyste (APF) et directeur de l’EPCI. Il a notamment écrit La tyrannie du paraître (Eyrolles), « La tyrannie de l’information » (revue Conférence) et L’idéal, la force qui nous gouverne, In Press 2017.

AMOUR ET TRANSFERT

Par :
Paul-Laurent ASSOUN

 L’amour, en sa dimension inconsciente, constitue l’axe de la démarche analytique, comme théorie et clinique. Le transfert constitue le levier de l’analyse, en est l’opérateur central. C’est une forme d’amour, en son envers de haine. Le transfert, au-delà de la diversité de ses formes qui méritera l’examen,  donne à l’analyse sa dimension passionnelle. lié à la situation psychanalytique. L’analysant, souligne Freud, veut vivre se passions  sur cette scène.

Le rapprochement de ces deux dimensions examinera leur relation, dans les deux sens :

Qu’est-ce que le transfert éclaire des mécanismes inconscients de l’amour – à travers « l’amour de transfert » dont on présentera la spectroscopie ?

Qu’est-ce que l’amour révèle du mécanisme passionnel du transfert, dont Freud décrit l’expérience comme réel  de l’analyse ?

C’est ce qui permettra, en partant de Freud, de situer la version de Lacan, articulant le transfert au savoir, au réel et à la jouissance,  mise en acte de  la vérité de l’inconscient. On suivra de près la lecture lacanienne du Banquet, le grand dialogue  de Platon sur l’Eros, permettant de le situer par rapport au désir comme horizon fondamental de l’analyse.

 

Références :  Freud, Remarques sur l’amour de transfert,1915 ; Lacan, Le séminaire VIII, Le transfert, Seuil. P.-L. Assoun, Leçons psychanalytiques sur le transfert, 2011. Lacan, PUF, 2015.

 

 

Paul-Laurent Assoun, professeur à l’Université Paris-7, psychanalyste,  directeur de recherche membre du CRPMS et de l’Ecole doctorale « Psychanalyse et psychopathologie »

CONVERSION ET SOMATISATION

Par :
Samuel LEPASTIER

Les élaborations théoriques concernant la médecine psychosomatique se distribuent autour de deux pôles. Pour les uns, le trouble psychosomatique est la transcription d’une « hystérie généralisée » ou « archaïque », ce qui conduit à en rechercher le sens, tandis que pour d’autres - en particulier ceux regroupés dans « l’École de Paris », le trouble psychosomatique constitue une paire contrastée avec le symptôme hystérique car il résulterait d’un « défaut de mentalisation » et il serait vain de vouloir l’interpréter en tant que tel. La multiplicité des points de vue, comme la vivacité des confrontations et débats, témoigne d’une recherche en plein essor. Que ces différentes perspectives soient toutes issues de l’hystérie confère à cette dernière affection une fonction paradigmatique.

L’objet de la journée est de familiariser les auditeurs avec l’ensemble des théories psychosomatiques contemporaines avant de tirer des enseignements de leur confrontation. À partir de là, un autre regard peut être porté sur l’expérience de la maladie quelle qu’en soit l’étiologie. 

 

Samuel Lepastier est psychanalyste (SPP), directeur de recherche à l’université Paris Diderot et chercheur associé à l’Institut des Sciences de la communication du CNRS. Il est l’auteur d’un ouvrage L’incommunication, paru en 2013 à CNRS-éditions.

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QUELLE VERITE À L'ENFANT

Par :
Caroline BONNET

“Toute vérité est-elle bonne à dire?” surtout à l’enfant ! On entend encore objecter : “il ne comprendra pas, il est trop petit”, “c’est un sujet d’adultes”... Certains parents ne parlent pas de leur séparation, de leur maladie ou de leur chômage, de l’adoption. Beaucoup se demandent aussi s’ils doivent évoquer leur propre histoire, leur vécu personnel...

Aujourd’hui encore, parler à l’enfant n’est donc pas évident pour tout le monde, et les conséquences sont nombreuses dans les prises en charge actuelles. On dit que les enfants comprennent tout, mais comment leur parler en tenant compte de leur imaginaire ?

La vérité peut avoir un rôle structurant dans le développement psycho-affectif, elle est “libératrice” dans les situations traumatiques. Encore faut-il préciser ce que l’on entend par vérité, son rôle et ses limites,  comment parler vrai et ce qui peut l’empêcher.

Il sera question au cours de cette journée des points de vue et du positionnement des différentes théories et auteurs face à cette question primordiale. A travers différentes vignettes cliniques, on abordera les non dits, les secrets de famille,  comment tenir compte de l’âge de l’enfant, de ce qu’il ressent, de ce qu’il peut comprendre.

 

 

Caroline Bonnet est docteur en psychologie, psychologue clinicienne en CAFS depuis 10 ans

L'ANGOISSE DE CASTRATION

Par :
Paul-Laurent ASSOUN

L’angoisse de castration peut être tenue pour l’article fondamental de la conception freudienne de l’inconscient. Mais paradoxalement c’est le plus difficile à rendre visible. Au-delà de la crainte de la mutilation génitale – ce que désigne proprement le terme castration --, comment se manifeste cette angoisse, particulièrement éprouvante -- ce que Lacan désigne comme « la plaisanterie pas drôle du tout»?

Dans un premier temps, se trouvera décrite la genèse qui fait passer de l’angoisse originaire de séparation à cette angoisse de castration qui en dérive, mais qu’elle éclaire rétrospectivement – ainsi que sa dimension fantasmatique.

En un second temps, sera présentée, à la lueur de la métapsychologie de l’angoisse de castration, une sorte de phénoménologie concrète de ses manifestations phobiques, chaque fois que le sujet se trouve dans la situation d’impuissance, de ne pas, de ne plus « pouvoir », essentielle à reconnaître dans l’expérience clinique sous son expression symbolique.

Enfin, on différenciera la posture respective de l’homme et de la femme envers la castration. Crainte chez la femme  de la disparition (aphanisis) de la capacité même de jouir. La  différence chez Lacan entre la « jouissance phallique » et cette mystérieuse « Autre jouissance » propre à la femme sera ressaisie par l’angoisse. On verra ainsi la considérable portée anthropologique de cette prise du sujet désirant dans la castration, qui en est la limite et la condition.

P.-L.Assoun, Leçons psychanalytiques sur la phobie, Economica, 3e éd.,2011; Leçons psychanalytiques sur Masculin et Féminin, Economica,2e éd.,2013.

 

Paul-Laurent Assoun, professeur à l’Université Paris-7, psychanalyste,  directeur de recherche membre du CRPMS et de l’Ecole doctorale « Psychanalyse et psychopathologie».

GÉRER VOS IDÉAUX

Par :
Gérard BONNET

Les idéaux naissent en chaque sujet à la charnière entre une expérience intime originelle et une incitation sociale ou collective. Ils s’imposent de façon différente selon l’histoire de chacun et se diversifient au fil de l’existence où ils deviennent à la fois les vecteurs du désir et des exigences sans pareilles.

S’ils sont souvent moteurs et dynamisants, ils deviennent aussi parfois excessifs et destructeurs. Il n’est pas d’analyse où la tyrannie de l’idéal ne se manifeste sous un jour ou un autre.`

L’objectif de cette journée sera de voir comment repérer l’idéal en chacun, suivre son évolution, son histoire, en repérer les avantages et les risques, et trouver comment le gérer de telle façon qu’il soit surtout un facteur de vie.

 

Gérard Bonnet est psychanalyste (APF) et Directeur de l’EPCI. Il a écrit de nombreux ouvrages et notamment L’Angoisse, In Press, 2015,  et L’idéal, In Press, 2017.

LE SENTIMENT D'ABANDON. Clinique de la détresse

Par :
Paul-Laurent ASSOUN

L’abandon constitue une expérience vécue essentielle, sentiment poignant d’être laissé en plan par l’autre. Encore convient-on de lui donner un statut analytique, pour mieux en situer la signification. Action de cesser de s’occuper d’une chose à laquelle on tient, de rompre le lien qui attachait une personne à une chose ou à une personne, l’abandon désigne aussi l’action de renoncer à la possession d’un bien.

La notion de « névrose d’abandon » (G.Guex) est un repère important, mais aussi  problématique, comme l’a montré Lacan. Car au-delà de quelque névrose spécifique, l’expérience abandonnique permet de revenir à la dimension de l’objet de la demande et à cette dimension de détresse (Hilfslosigkeit), dont la traduction par « dés-aide » montre l’articulation avec « l’appel à l’aide » qui éclaire les états abandonniques. De la clinique du «marasme» dans la relation mère-enfant à l’expérience de l’abandon amoureux, on explorera la clinique croisée de l’abandon et de la détresse, jusqu’en sa forme sublimée nommée « déréliction » (« Père, pourquoi m’as tu abandonné ?»). Cela permettra de revisiter l’expérience de la perte et du deuil, « par la mort ou l’infidélité », selon l’expression freudienne.

 

Paul-Laurent Assoun, professeur à l’Université Paris-7,  psychanalyste, directeur de recherchemembre du CRPMS et de l’Ecole doctorale «Psychanalyse et psychopathologie» .

DE L'ATTACHEMENT AU LIEN

Par :
Benjamin ABDESSADOK

La notion d’attachement telle qu’elle a été développéepar J. Bowlby, ainsi que les travaux de Spitz sur les effets des séparations précoces mère-enfants et les différents repérages comportementaux de la structuration de l’enfant, se sont développés parallèlement aux travaux de D. Winnicott  sur la maturation psychique, la subjectivation et la constitution du lien à l’ autre .

L’objectif de cette journée est d’aborder à partir des liens premiers aux figures d’attachement, et leurs  différents  schèmes les modes de structuration psychique et les types de liens affectifs qui vont se mettre en place au cours de la vie : du bébé à la personne âgée. Que cela s’exprime sur la forme de mode d’organisation psychique plus ou moins stables (« états-limites », tendances aux passages à l’acte, carences affectives et insécurité profonde .... états psychotiques) de types de relations à l’autre, ou encore dans la relation thérapeutique. Les travaux de ces auteurs ont eu un impact considérable sur les pratiques institutionnelles, auprès d’enfants notamment et aussi dans les différents lieux de prise en charge et d’accueil de personnes en difficultés.

A partir d’exemples cliniques et de situations analysées, il s’agira d’aborder les aléas des différents types d’attachement premiers et les modalités de la constitution des différentes sortes de liens à l’autre et de la place donnée à l’autre dans la relation.

Benjamin Abdessadok est psychanalyste, diplômé en psychopathologie de l’Université  Paris VII, et titulaire d’un D.E.A. Praticien en Hôpital psychiatrique, il a assuré le cours sur les entités cliniques à l’EPCI depuis plusieurs années. 

ATTENTION    
Parcours, écrits et interventions de 1968 à nos jours de G. BONNET

Interventions de G. Bonnet disponibles à l’EPCI   Ces textes peuvent être commandés : 3€ par texte et 1€ de
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