Journée
formation n°1
LE COMPLEXE D'OEDIPE
par
Gérard BONNET
Psychanalyste (APF)
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le Mardi 19 Octobre 2010 - de 9h à 16h30
Forum de l'Eglise Saint Eloi
3 place Maurice de Fontenay 75012 PARIS
(Métro Montgallet ou Nation)
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Le complexe d’Œdipe a-t-il encore un rôle central et primordial à une époque où les familles se décomposent et se recomposent plus facilement ? Quel intérêt théorique présente cette référence à la mythologie classique si l’on accorde la priorité à la séduction généralisée comme le propose Jean Laplanche ? Peut-on encore parler d’un complexe universel à propos d’une construction élaborée dans le contexte culturel occidental et ne faut-il pas le relativiser comme le proposent Deleuze et bien des ethnologues aujourd’hui ?
On abordera ces questions en reprenant une à une les étapes de la découverte freudienne et les précisions successives qui ont été apportées par la suite. Pour Freud, la référence à l’Œdipe était l’une des conditions indispensables pour toute personne souhaitant entrer dans le courant analytique. Beaucoup d’analystes sont encore de cet avis et se servent de cette théorie dans leur pratique clinique. On verra comment cet usage est éclairant mais peut aussi en bien des cas servir d’explication globale, au risque de nuire au travail d’analyse proprement dit et à ses exigences.
Gérard BONNET est psychanalyste (APF) et Directeur de l’Ecole de Propédeutique à la Connaissance de l’Inconscient. Il a écrit de nombreux ouvrages en psychanalyse, en particulier Voir Etre vu (PUF, 2005) et Les idéaux fondamentaux (PUF, 2010)
Journée formation n°2
Introduction à Françoise DOLTO
par
Benjamin ABDESSADOK
Psychanalyste
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le Mardi 16 Novembre 2010 de 9h à 16h30
Forum de l'Eglise Saint Eloi
3 place Maurice de Fontenay 75012 PARIS
(Métro Montgallet ou Nation)
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Pionnière de la psychanalyse d’enfant en France, Françoise Dolto, grande clinicienne qui a toujours théorisé dans l’après coup, a apporté une contribution décisive et originale au domaine de l’enfance : toute son oeuvre a été consacrée à ce qu’elle a toujours défendu, ce qu’ elle nommait : ”la cause des enfants“ et des adolescents avec une éthique exigeante .
Cette journée d’étude sera organisée autour de trois axes majeurs de son oeuvre :
- La notion d’ image inconsciente du corps et son corrolaire, “les castrations symboligènes“, qui contribuent à structurer l’image du corps et à l’inscrire dans une “filiation langagière“, en somme à l’humaniser .
- La pratique psychanalytique auprès des enfants et sa manière innovante d’aborder le symptôme de l’enfant, la place des parents et des éducateurs : pour elle, ”la psychanalyse c’est travailler à parler vrai ..” d’où une position éthique soutenue, et l’exploration de la demande de l’enfant, du sens de sa souffrance, du lien à l’histoire familiale.
- La question de la sexualité féminine, son rapport à l’ image inconsciente du corps en est une contribution novatrice.
Ces trois thèmes seront accompagnés d’exemples cliniques et suivis d’un échange avec les participants.
Benjamin ABDESSADOK est psychanalyste, membre de la Société de Psychanalyse Freudienne et du Conseil d’Administration de l’E.P.C.I.
Journée formation n°3
ETATS MANIAQUES ET PASSIONNELS - Clinique et Théorie
par
Paul-Laurent ASSOUN
Psychanalyste
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le Mardi 7 décembre 2010 de 9h à
16h30
Forum de l'Eglise Saint Eloi
3 place Maurice de Fontenay 75012 PARIS
(Métro Montgallet ou Nation)
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La manie est cette forme de délire psychotique dont le tableau clinique est dominé par une exubérance spectaculaire : troubles de l’humeur – état de jubilation triomphale - , hyperactivité de jour et de nuit, excentricités de langage. Il s’agira d’en dégager la signification inconsciente, la manie ayant moins retenu l’attention en psychanalyse que la mélancolie, dont elle constitue l’envers et un destin possible. On montrera, à travers l’affect de triomphe, l’opération inconsciente consistant à tenter de se débarrasser, en une fête sombre, de l’objet perdu.
En second lieu, à partir de ce paradigme, on présentera une relecture des états à envisager comme maniaques : au premier chef la toxicomanie, dépendance envers le toxique visant à une indépendance du moi et une exaltation narcissique - la manie étant un état d’ivresse sans drogue. Cela permet de réenvisager les «addictions» - de l’alcoolisme à la boulimie en passant par la kleptomanie – du point de vue du statut maniaque de l’objet.
Enfin, dans la même cohérence, cela implique d’ interroger les états passionnels qui comportent une dimension maniaque - telle l’érotomanie, délire passionnel fondé chez le patient(e) par la conviction d’être aimé. Forme pathologique de l’amour qui éclaire à contrario la dimension d’ivresse dans la passion amoureuse.
Cet examen de la passion maniaque en tous ses états permet ainsi de montrer l’apport de la théorie psychanalytique à une clinique essentielle.
Paul-Laurent ASSOUN, Professeur à l’Université Paris-7, psychanalyste. Auteur de Lacan , «QSJ», Presses Universitaires de France, 2003, 3e éd. 2009
Journée formation n°4
VIOLENCE A L'ADOLESCENCE: Figures et Traitement
par
François MARTY
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le Mardi 26 Janvier 2011 de 9h à 16h30
Forum de l'Eglise Saint Eloi
3 place Maurice de Fontenay 75012 PARIS
(Métro Montgallet ou Nation)
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L’adolescence est une période de la vie particulièrement vulnérable au plan psychique. C’est dans ce contexte de grande fragilité que peuvent survenir des agirs violents, des somatisations ou encore des décompensations dépressives plus ou moins graves. La violence interne liée au processus pubertaire peut en effet dans certaines conditions déborder les capacités de contenance et d’élaboration du Moi, risquant d’entraîner des cassures dans le développement subjectal. C’est à l’étude des conditions d’apparition de ces différentes formes de violence et aux possibilités de son traitement que nous consacrerons cette journée à partir de présentations de vignettes cliniques.
François MARTY est psychanalyste et professeur à l’Université Paris V. Il a développé cette hypothèse et ses conséquences dans la revue Adolescence, avec André Green (Adolescence, 1999, 17, 1)
Journée
formation n°5
INITIATION A LA PSYCHOSOMATIQUE RELATIONNELLE
par
Sylvie CADY
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le Mardi 8 Février 2011 de 9h à
16h30
Forum de l'Eglise Saint Eloi
3 place Maurice de Fontenay 75012 PARIS
(Métro Montgallet ou Nation)
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En ce qui concerne la psychosomatique, une conception partant de la relation et de l’interaction entre corps et psyché est essentielle. La psychosomatique doit être considérée comme une entité relationnelle, qui doit se définir en tant que telle, aussi bien sur le plan clinique que sur le plan théorique. La relation est donc le point de départ de ce nouveau concept autour de la psychosomatique, c’est par son intermédiaire que l’on peut restituer le lien entre psychique et somatique. Cependant, la relation dont il est question ici n’a rien à voir avec ce qu’on appelle relation d’objet, puisque, d’un côté, elle est relation de sujets et, de l’autre, elle est pourvue de cinq dimensions qu’il importe de ne pas perdre de vue dans tout ce travail thérapeutique placé dans la perspective de la psychosomatique : l’espace, le temps, le rêve, l’affect et le rythme. C’est à partir d’observations cliniques que sera illustrée la psychosomatique relationnelle.
Sylvie CADY est psychosomaticienne, Directeur du Centre International de Psychosomatique et responsable pédagogique du D.U. de psychosomatique à Toulouse. Elle est auteur d’un grand nombre d’ouvrages.
Journée
formation n°6
LA JALOUSIE ET SES ENJEUX INCONSCIENTS
par
Paul-Laurent ASSOUN
Psychanalyste
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le Mardi 15 Mars 2011 de 9h à 16h30
Forum de l'Eglise Saint Eloi
3 place Maurice de Fontenay 75012 PARIS
(Métro Montgallet ou Nation)
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La jalousie est un trait normal et fatal des relations amoureuses : c’est Freud qui le souligne d’emblée avant d’en aborder les formes pathologiques – de la jalousie projective (qui attribue à l’autre sa propre tentation d’infidélité) à une jalousie symptomatique comme forme de paranoïa. On partira donc de cet affect lié à l’amour – puisqu’il exprime un attachement exclusif qui prend ombrage de tout autre et s’organise autour d’une obsession d’infidélité. Cela mène au paradoxe que le jaloux (la jalouse) pense au moins autant au rival (à la rivale) qu’à l’objet aimé (ce qui en révèle le fond homosexuel). La dimension inconsciente de la jalousie mène au cœur de la prise du désir du sujet dans le rapport à l’autre et à l’Autre. Le sentiment oedipien est pétri de jalousie pour l’heureux possesseur de l’objet aimé.
Symptôme torturant, elle pourrait bien mener au cœur de l’amour dans sa dialectique intime avec l’interdit et la transgression. Via la blessure narcissique, la jalousie va jusqu’à la haine.
Cela permettra de revenir à la différence sexuelle pour en dégager le style féminin dans le rapport à « l’autre femme » qui porte la jalousie à l’incandescence – le lien originaire à la mère s’avérant déterminant, comme l’apprend l’examen de la paranoïa féminine.
Paul-Laurent ASSOUN, Professeur à l’Université Paris-7, psychanalyste. Auteur de “S. Freud, Sur quelques mécanismes dans la jalousie, l’homosexualité et la paranoïa”; et “Le couple inconscient, Anthropos/ Economica” 2e éd., 2004.
Journée
formation n°7
FREUD ET SA CLINIQUE
par
Alain DE MIJOLLA
Psychanalyste
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le Mardi 26 Avril 2011 de 9h à 16h30
Forum de l'Eglise Saint Eloi
3 place Maurice de Fontenay 75012 PARIS
Métro Montgallet ou Nation
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Il faut interroger la pratique de Freud d’un point de vue historique pour dénoncer les accusations calomnieuses dont il est l'objet. On masque ainsi par l'image d’un Freud statufié, vénéré ou honni d’une façon paranoïaque, celle d'un homme comme tous les hommes, travailleur obstiné, cherchant à faire admettre à un public déjà très réticent à son époque les idées nouvelles qui lui venaient grâce à sa pratique quotidienne.
Car il ne faut pas oublier que c'est auprès de ses patients qu'il a petit petit construit des systèmes théoriques qui avaient leur application tant dans sa pratique clinique que dans les milieux culturels qui continuent encore aujourd'hui d'en être imprégnés.
Freud a toujours été un praticien souple, s'adaptant aux situations, il n'y a jamais eu la moindre plainte de la part des centaines de patients qu'il a pu traiter en 40 ans. Pas de suicide non plus. Il ne s’est pas vanté de guérisons, et lorsque l'Homme aux loups est revenu le voir, il l’a adressé à Ruth McBrunswick..( Quant à l'Homme aux rats, nous disposons du journal quasi quotidien de son traitement.)
Il s’agira de suivre l'évolution de sa pratique psychanalytique pour montrer qu'il n'a jamais été ce psychanalyste froid et soucieux d'un contrat à suivre à la lettre, robot, que ses détracteurs prennent pour le Freud d'origine.
Alain DE MIJOLLA est psychanalyste titulaire à la Société Psychanalytique de Paris, et fondateur de l’Association internationale d’histoire de la psychanalyse. Il a écrit de nombreux articles ou ouvrages, et, tout récemment, « Freud et la France » (1885-1945) aux PUF
Journée
formation n°8
FONCTIONS DU PERE DANS LE DEVENIR-FEMME
par
Paul-Laurent ASSOUN
Psychanalyste
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le Mardi 17 Mai 2011 de 9h à 16h30
Forum de l'Eglise Saint Eloi
3 place Maurice de Fontenay 75012 PARIS
(Métro Montgallet ou Nation)
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Le père, obstacle au fils dans son désir oedipien, apparaît pour la fille à la fois un objet d’ attachement oedipien et ce qui lui permet d’opérer le détachement salutaire de la mère, objet d’une passion originaire. "Parmi tous (les hommes), choisis-en un, à condition que, en tous, ce ne soit l’un (le père )" (Ovide). C’est donc le père qui règle a contrario le choix d’objet inconscient.
On cherchera donc à dégager l’ensemble des fonctions du père dans le «devenir-femme». Pourquoi une fille a-t-elle besoin d’un père pour accéder à sa féminité ? Le rapport de la fille à sa propre image est validé spéculairement par le regard du père, sans quoi son désir reste lettre morte. Mais qu’est-ce qu’un « bon » père (ou un père « suffisamment mauvais ») de fille ? Question à illustrer par la clinique : depuis la passion hystérique pour le père jusqu’au devenir
obsessionnel de la fille, moins étudié. Cela éclaire aussi le défi au père, tangible dans l’homosexualité féminine. On verra enfin les effets psychotiques de la non opérativité du père qui laisse la fille livrée au ravage maternel.
Paul-Laurent ASSOUN, Professeur à l’Université Paris-7, psychanalyste. Auteur de «Freud, Sur la sexualité féminine» et «Freud et la femme», Payot, 4e éd., 2003
Journée
formation n°9
LE SYMPTOME en psychanalyse
par
Gérard BONNET
Psychanalyste (APF)
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Mardi 21 Juin 2011 de 9h à 16h30
Forum de l'Eglise Saint Eloi
3 place Maurice de Fontenay 75012 PARIS
Métro Montgallet ou Nation
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C’est en se confrontant au symptôme hystérique que Freud a découvert la psychanalyse, et il n’a pas cessé tout au long de son œuvre d’en chercher l’origine et la signification. De là sont nées ses hypothèses théoriques les plus audacieuses, la séduction, le refoulement, l’Œdipe, etc. C’est le symptôme qui, aujourd’hui encore, fait progresser la recherche et la clinique en psychanalyse, dans la mesure où on ne l’aborde pas seulement comme une production pathologique, mais comme le seul moyen dont dispose le sujet humain pour se structurer et gérer l’inconscient.
Cette journée sera consacrée à revisiter la notion de symptôme du point de vue psychanalytique pour en préciser la spécificité. On en verra ensuite les différentes modalités, et enfin la façon dont il évolue dans le cadre de la névrose de transfert.
Gérard Bonnet est psychanalyste (APF) et Directeur de l’Ecole de Propédeutique à la Connaissance de l’Inconscient. Il a écrit de nombreux ouvrages en psychanalyse : en particulier Symptôme et conversion (PUF, 2004), et Les idéaux fondamentaux (PUF, 2010)
Renseignements pratiques
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LES TARIFS
+ Une
Journée Formation : 100 euros
Adhérent: 84 euros,
Formation Permanente: 130 euros
Attention : Il est indispensable de s'inscrire au moins
21 jours avant la date prévue !
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